Anatomie d'un audit de 30 minutes — ce qu'on regarde vraiment
Par Armand Hespel — 13 juillet 2026
Quand quelqu'un réserve un audit gratuit chez Aptibots, la première question qu'on me pose souvent après coup c'est : "concrètement, tu as fait quoi pendant ces 30 minutes ?" La réponse dépend d'abord d'une chose : est-ce que la demande porte sur le SEO, ou sur l'automatisation. Les deux audits ne se déroulent pas du tout pareil.
Si c'est une demande SEO
Là, la première action est toujours la même. Je passe le site dans Google PageSpeed Insights. En quelques secondes, ça me donne un score et une liste concrète de ce qui cloche techniquement : vitesse de chargement, erreurs mobiles, images non optimisées, balises manquantes. C'est le point de départ, avant même de parler de contenu ou de mots-clés.
Si c'est une demande d'automatisation
Là, l'audit commence différemment — pas par un outil, mais par des questions. Avant de proposer quoi que ce soit, je dois comprendre le métier de la personne en face de moi.
Je commence toujours par une présentation : qui ils sont, ce qu'ils font, ce qu'ils pensent avoir besoin comme automatisation, et surtout — qu'est-ce qui les a fait passer à l'action maintenant. Pourquoi ils pensent que l'automatisation peut régler leur problème. Quels logiciels ils utilisent déjà au quotidien.
Une fois les présentations faites, je passe sur le concret : une journée dans leur vie professionnelle, ça ressemble à quoi ? Où est-ce qu'ils perdent du temps ? Quelles tâches répétitives reviennent tous les jours ? Qu'est-ce qu'ils aimeraient voir se faire automatiquement, plus vite, sans y penser ? Qu'est-ce qui est rébarbatif ? C'est cette liste de points de douleur qui détermine si une automatisation a du sens, et laquelle.
Toujours en visio
L'appel se fait systématiquement en visioconférence, jamais juste au téléphone. Ça permet de communiquer plus facilement, et surtout de montrer des choses en direct — leur site, leur outil, un exemple concret de ce qui bloque — pendant qu'on en parle.
Un exemple réel : le site qui n'existait plus pour Google
Un cas m'a particulièrement marqué. Une agence immobilière, plus de quinze ans d'existence, me contacte pour un audit. Au fil de la discussion, je comprends que leur problème principal, c'est qu'ils ont de moins en moins de clients d'année en année. Presque tout leur vient encore du bouche-à-oreille, malgré leur ancienneté.
Je leur demande leur site. Score sur PageSpeed Insights : 54/100. Je creuse. Ils me donnent accès à Google Analytics et Search Console, et là le vrai problème apparaît : leur site n'avait pas été mis à jour depuis dix ans. Littéralement. La page d'accueil mettait quinze secondes à charger. Les titres affichaient encore des dates de 2023. Des images ne chargeaient carrément plus.
Le plus ironique : Google faisait confiance à leur domaine — il est vieux, établi, avec une autorité réelle. Mais personne ne cliquait, parce que dès que quelqu'un atterrissait sur le site, l'expérience était injouable. Une autorité de domaine solide ne sert à rien si le site derrière est cassé.
Le simple fait de leur faire prendre conscience de ça, puis de remettre le SEO technique à niveau, a changé la donne. Pas une amélioration progressive — un avant/après net, "le jour et la nuit" en clics et en prospects entrants.
Ce que je livre à la fin
Après les 30 minutes, je ne vends rien sur le moment. Je livre une analyse : ce que je comprends de leur problème, de leurs points de douleur, de ce qui est automatisable ou pas, et s'il existe une solution potentielle à leur proposer.
Si je détecte une vraie opportunité, je propose un deuxième rendez-vous pour creuser la solution en détail. Si je n'en vois pas, je le dis aussi — l'objectif de l'audit, c'est de comprendre avant de vendre, pas l'inverse.
C'est pour ça que l'audit est gratuit et sans engagement : réservez le vôtre en 30 minutes si vous voulez qu'on regarde votre site ou vos process de la même façon.